Des scientifiques français ont découvert le mécanisme qui permet au VIH de s’attaquer au système immunitaire.

Les chercheurs de Diaccurate, une start-up française spécialisée dans la biotechnologie, a réussi à isoler l’enzyme qui rend inopérant le système immunitaire des personnes infectées par le VIH. Car ce n’est pas le virus qui tue, mais il s’attaque directement aux globules blancs, exposant ainsi l’organisme aux infections et aux cancers.

À l’heure actuelle, le traitement le plus connu contre le VIH reste la trithérapie (combinaison de trois médicaments antirétroviraux) qui s’attaque au virus, mais pas à l’enzyme en question. Grâce à cette nouvelle découverte, on pourrait imaginer développer un anticorps qui pourrait détruire cette enzyme et protéger ainsi le système immunitaire des effets secondaires.

Une nouvelle piste de recherche intéressante, même si le chemin jusqu’à une thérapie anti-VIH sera encore long et coûteux.

Un patient du VIH déclaré officiellement en rémission.  

Plus connu sous le nom « patient du Londres », ce britannique séropositif depuis 2003 n’a présenté aucun signe du virus depuis 30 mois, malgré l’arrêt des traitements antirétroviraux. C’est la deuxième personne au monde dans ce cas, depuis le « patient de Berlin » douze ans plus tôt.

En 2012, l’homme est diagnostiqué d’une leucémie. Son dernier espoir de guérison repose alors sur une greffe de moelle osseuse d’un donneur présentant une résistance au VIH (une mutation génétique rare). L’occasion pour les médecins de faire d’une pierre deux coups et de tenter de le guérir des deux maladies.

Aussi belle cette nouvelle soit-elle, cette intervention très lourde et risquée ne peut être utilisée à grande échelle pour soigner les millions de personnes vivant avec le VIH.

Si ces nouvelles ne promettent pas d’aboutir sur de nouveaux traitements, l’espoir est là pour la recherche.